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Press Release

World Athletics welcomes Swiss Federal Tribunal decision on its Eligibility Rules for Athletes with Differences of Sex Development (DSD)


For the last five years World Athletics (formerly IAAF) has fought for and defended equal rights and opportunities for all women and girls in our sport today and in the future. We therefore welcome today’s decision by the Swiss Federal Tribunal (SFT) to uphold our DSD Regulations as a legitimate and proportionate means of protecting the right of all female athletes to participate in our sport on fair and meaningful terms.

We are committed to the full participation of women in the sport of athletics, be that as elite female athletes in fair and meaningful competition, as young girls developing life and sport skills, or as administrators or officials. While there is a lot of work to be done, we are at the forefront of this work, not just for our own sport but for all sport.

World Athletics fully respects each individual's personal dignity and supports the social movement to have people accepted in society based on their chosen legal sex and/or gender identity. As the SFT specifically recognised, however, the DSD Regulations are not about challenging an individual’s gender identity, but rather about protecting fair competition for all female athletes. The Swiss Federal Tribunal acknowledged that innate characteristics can distort the fairness of competitions, noted that in sport several categories (such as weight categories) have been created based on biometric data, and confirmed that ‘It is above all up to the sports federations to determine to what extent a particular physical advantage is likely to distort competition and, if necessary, to introduce legally admissible eligibility rules to remedy this state of affairs.’

The Court of Arbitration for Sport (CAS) agreed with World Athletics in its 30 April 2019 award and now the SFT has also agreed that 'In some contexts, such as competitive sport, biological characteristics may, exceptionally and for the purposes of fairness and equal opportunity, trump a person's legal sex or gender identity’.

The SFT concluded: "Based on these findings, the CAS decision cannot be challenged. Fairness in sport is a legitimate concern and forms a central principle of sporting competition. It is one of the pillars on which competition is based. The European Court of Human Rights also attaches particular importance to the aspect of fair competition. In addition to this significant public interest, the CAS rightly considered the other relevant interests, namely the private interests of the female athletes running in the 'women' category."

Throughout this long battle, World Athletics has always maintained that its regulations are lawful and legitimate, and that they represent a fair, necessary and proportionate means of ensuring the rights of all female athletes to participate on fair and equal terms. It has rejected the suggestion that they infringe any athlete's human rights, including the right to dignity and the right to bodily integrity. We are very pleased that the highest court in Switzerland has now joined with the highest court in sport in endorsing World Athletics' arguments. World Athletics remains committed to applying the regulations carefully and sensitively to ensure that 46XY DSD athletes who wish to compete in the female category are able to do so safely and fairly.

 


 

World Athletics salue la décision du Tribunal Fédéral Suisse sur les règles régissant l’éligibilité des athlètes présentant des différences du développement sexuel

Au cours des cinq dernières années, World Athletics (anciennement IAAF) s’est battue pour et a défendu l’égalité des droits et des chances pour toutes les femmes et les filles dans l’athlétisme, aujourd’hui et à l’avenir. C’est pourquoi nous nous félicitons de la décision prise aujourd’hui par le Tribunal fédéral suisse (TFS) de maintenir notre Règlement DSD comme un moyen légitime et proportionné de protéger le droit de toutes les athlètes féminines à participer à notre sport dans des conditions équitables et pertinentes.

Nous nous engageons en faveur de la pleine participation des femmes en athlétisme, que ce soit en tant qu’athlètes féminines d’élite participant à des compétitions équitables et pertinentes, en tant que jeunes filles développant des compétences de vie et dans le sport, ou en tant qu’administratrices ou officielles. Bien qu’il y ait beaucoup de travail à accomplir, nous sommes à l’avant-garde de ce travail, non seulement pour notre propre sport, mais pour le sport dans son ensemble.

World Athletics respecte pleinement la dignité personnelle de chaque individu et soutient le mouvement social visant l’acceptation des personnes dans la société sur la base de leur sexe juridique et/ou de leur identité de genre. Cependant, comme le TFS l’a spécifiquement reconnu, le Règlement DDS ne vise pas à remettre en cause l’identité de genre d’un individu, mais plutôt à protéger une compétition équitable pour toutes les athlètes féminines. Le Tribunal fédéral suisse a reconnu que des caractéristiques innées peuvent fausser l’équité des compétitions, a noté que dans le sport plusieurs catégories (telles que les catégories de poids) ont été créées sur la base de données biométriques, et a confirmé que « c’est avant tout aux fédérations sportives de déterminer dans quelle mesure tel ou tel avantage physique est susceptible de fausser la compétition et, cas échéant, d’instaurer des règles d’éligibilité, juridiquement admissibles, de nature à remédier à cet état des choses ».

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a donné raison à World Athletics dans sa sentence du 30 avril 2019 (version en anglais) et le TFS a également reconnu que « dans certains contextes aussi particuliers que celui du sport de compétition, on peut admettre que les caractéristiques biologiques puissent, exceptionnellement et à des fins d’équité et d’égalité des chances, éclipser le sexe légal ou l’identité de genre d’une personne ».

Le TFS a conclu : « Sur la base de ces constatations, la décision du TAS n’est pas critiquable. L'équité des compétitions est un objectif légitime et constitue un principe cardinal du sport. Elle est l'un des piliers sur lesquels repose tout l'édifice du sport de compétition. La Cour européenne des droits de l'homme attache aussi un poids particulier à l'équité sportive. Le TAS a non seulement pris en considération cet intérêt public important mais a aussi tenu compte, à juste titre, des autres intérêts pertinents, en particulier les intérêts privés des autres athlètes concourant dans la catégorie féminine. »

Tout au long de cette longue bataille, World Athletics a toujours soutenu que son Règlement est licite et légitime, et qu’il représente un moyen juste, nécessaire et proportionné de garantir les droits de toutes les athlètes féminines à concourir dans des conditions justes et égales. World Athletics a rejeté l’allégation selon laquelle le Règlement porte atteinte aux droits humains de tout athlète, y compris le droit à la dignité et le droit à l’intégrité corporelle. Nous sommes très heureux que la plus haute juridiction suisse se soit jointe à la plus haute juridiction du sport pour soutenir les arguments de World Athletics. World Athletics s’engage à appliquer le Règlement avec soin et sensibilité afin de garantir que les athlètes 46 XY DSD qui souhaitent concourir dans la catégorie féminine puissent le faire en toute sécurité et équité.

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